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Mon Grenier captivant...

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Pif Vaillant, De A À Z

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1942 (janvier) : naissance du bulletin d'information Le Jeune Patriote, imprimé et distribué clandestinement par le Front Patriotique de la Jeunesse, sous le Régime de Vichy, dans le but de lutter contre la propagande de l'occupant nazi auprès des plus jeunes et de les tenir informer des actions du Conseil national de la Résistance.

1945 (1er juin) : à la Libération, Le Jeune Patriote, à partir de son n° 31, est rebaptisé Vaillant le Jeune Patriote, le journal des jeunes le plus captivant. Le tract devient alors journal, accueillant ses premières B.D. : Fifi, gars du maquis, par Michel d'Eaubonne (scénarios) et André Liquois (dessins) ; ainsi que Les Aventures de R. Hudi junior et de Nitrate par Eugène Gire. Aux commandes de Vaillant le Jeune Patriote : Ginette Cros, Madeleine Bellet et René Moreu (anciens Résistants communistes). Ils sont secondés par trois assistants, qui se sont, eux aussi, distingués par leurs actions contre les troupes du Führer : Roger Lécureux, Pierre Olivier et Jean Ollivier.

1945 (14 décembre) : Les Pionniers de l'Espérance font leur première apparition sous les crayons de Raymond Poïvet (scénarii) et Roger Lécureux (dessins). Il s'agit d'une bande dessinée de science-fiction prônant les valeurs humaines, qui viennent d'être mises à mal par la Seconde Guerre Mondiale.

1946 (janvier) : José Cabrero Arnal rejoint l'équipe de Vaillant avec sa B.D. Le Petit Chien (ancêtre de Pif).

1946 (avril-mai) : le titre du journal est raccourci en Vaillant, le journal le plus captivant.

1946 (mai) : au n° 56 apparaissent pour la première fois Placid et Muzo, par J.C. Arnal et Pierre Olivier.

1946 (juin) : à partir du n° 59, le bimensuel devient hebdomadaire.
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1946 (été) : coup dur pour l'équipe de rédaction qui découvre que Liquois a collaboré pendant la guerre à un journal pro-nazi. Il est alors remplacé sur Fifi par Raymond Cazanave (le scénario est alors signé R. Lécureux).

1950 (avril) : à partir du n° 255, le journal passe de 8 à 16 pages.

1952 (décembre) : en guise de cadeau de Noël, dans le n° 397, Arnal et Pierre Olivier présentent Pif le chien. Celui-ci n'est pas un parfait inconnu, puisqu'il amuse les lecteurs de L'Humanité, sous la plume de son créateur Arnal, depuis mars 1948. Cependant, personne n'imagine alors que Pif allait devenir la mascotte de Vaillant et remporter un tel succès qu'il donnerait un jour son nom au journal !
http://grenierdelatv.free.fr/Vaillant397.jpgLe même mois, dans le n° 398, Hercule fait sa toute première apparition.

1953 (mai) : désormais, Roger Masmonteil, alias R. Mas, alterne avec Arnal pour présider à la destinée de Pif.

1954 (janvier) : Jean Cézard propose le premier épisode d'Arthur le fantôme, dans le n° 451.

1956 (octobre) : à partir du n° 598, le journal passe à 32 pages.

1959 (janvier) : naissance de Totoche, par Jean Tabary.

1959 (avril) : victime du coût croisant du papier et de l'encre, Vaillant retombe à 24 pages à partir du n° 726.

1960 (mai) : le n° 782 voit le retour aux 32 pages. Ouf !

1962 (mai) : le n° 889 inaugure une nouvelle formule de 48 pages... mais dans un format plus petit et un papier de moins bonne qualité.

1962 (septembre) : Nanar et Jujube font leur apparition au n° 906. C'est Marcel Gotlib qui propose cette B.D., n'imaginant pas qu'elle sera la source d'une véritable série à succès : Gai Luron.

1962 (décembre) : lancement de Pif Poche.
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1963 (décembre) : un autre grand talent rejoint le journal au n° 972. C'est Michel Greg, qui présente Les Cinq As, dans un style qui n'est pas sans rappeler Achille Talon qu'il publie dans le même temps dans Pilote.

1964 (février) : Kamb propose la B.D. Santim, le petit Franc, dans le n° 977, bientôt rebaptisée Dicentim, le petit Franc. Ce même mois, lancement de Placid et Muzo Poche.

1965 : Georges Rieu, journaliste et scénariste de Vaillant depuis 1957, devient rédacteur en chef. Il va donner un nouveau souffle en journal, tout en lui conservant son esprit hérité de la Résistance.

1965 (avril) : au n° 1038, Vaillant devient Vaillant, le journal de Pif. Les 48 pages sont désormais imprimées sur un papier de meilleure qualité. Les lecteurs ont été préparés à cette transformation dans les numéros précédents, grâce à des annonces illustrées par Gotlib.

1967 : Louis Cance commence à dessiner les B.D. de Pif et Hercule ; il mettra ainsi leurs aventures en images jusqu'en... 1990 !

1969 (février) : le n° 1239 de Vaillant est remplacé par le n° 1 de Pif Gadget. Désormais chaque n° aura de 76 à 80 pages et les histoires à suivre laisseront la place à des récits complets. Première aventure de Rahan par Roger Lécureux et André Chéret. Le tout premier gadget est une paire de "lunettes sidérales", des lunettes de soleil souples.

1970 (avril) : au n° 60 est offert l'un des gadgets les plus mémorables du journal : "la poudre de vie". Il s'agit d'oeufs d'artémia salina, surnommés "pifises" par Pif gadget.

1971 : Georges Rieu quitte Pif Gadget pour lancer un nouveau magazine. Les commandes vont être reprises en main par Richard Médioni et Michel Nicolini, qui vont être à l'origine d'un renouveau avec l'arrivée de personnages comme Taranis, Ayak, Surplouf ou encore Supermatou.

1976 : lancement de Pif Gadget 100% comique, rééditant les B.D. (comiques, donc) de l'hebdomadaire, avec lequel est proposé un gadget.

1977 (juin) : pour concurrencer Mickey parade, les éditions Vaillant lancent Pif Parade Comique. Ce mensuel ne connaîtra que 19 numéro. Mais une seconde série verra le jour en 1987.

1980 : Pif Super Comique remplace Pif Gadget 100% comique... même formule, mais sans gadget.

1982 (avril) : Pif Gadget devient Le Nouveau Pif et son gadget. Cette nouvelle formule est encore d'excellente qualité. Cependant, les créations originales se font de plus en plus rares : chaque n° comporte des B.D. achetées à d'autres éditeurs.

1985 (décembre) : Le Nouveau Pif devient Pif. Ce nouveau changement de titre, cette fois, va de paire avec la médiocrité d'une énième nouvelle formule qui a tout perdu de "l'esprit Vaillant" : on flatte le jeune lecteur dans ses goûts mercantiles, les dernières B.D. et rubriques édifiantes disparaissent.

1986 (juillet) : sortie du n° 1 de Super Hercule, un mensuel de bien meilleure qualité que Pif (quoiqu'il s'agisse essentiellement de rééditions) ! Il y aura un peu plus de 70 numéros, jusqu'en 1992.

1993 : le nouveau propriétaire du journal, Jacques Wojcik, rend le titre mensuel, puis le rebaptise en Pif Découverte. Cette dernière formule n'est peut-être pas la plus mauvaise, puisqu'elle remet l'accent sur l'aspect pédagogique du magazine. Mais, concernant la bande dessinée, point de nouveaux chefs d'oeuvre à l'horizon... Pif tire sa révérence à la fin de l'année.

2004 (juillet) : retour de Pif Gadget ! Rompant avec la numérotation de Vaillant, le premier numéro est... le n° 1. Le magazine (mensuel) renaît chez son premier propriétaire : le quotidien L'Humanité. Aux commandes : François Corteggiani, un ancien du journal (scénariste des aventures de Pif, entre autres). Des rééditions d'anciennes B.D. de Vaillant qui ont fait leurs preuves côtoient avec bonheur de nouveaux talents. Les rubriques éducatives et civiques, qui rappellent les valeurs chères à "l'esprit Vaillant" ne sont pas en reste. Ce n° 1, qui propose comme gadget les fameux artémia salina, est vendu à 440000 exemplaires. C'est un franc succès !
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2005 (novembre) : les temps sont durs pour la presse et, malgré la qualité indéniable de Pif Gadget, les restrictions budgétaires imposent de passer de 100 à 84 pages.

2008 (novembre) : le n° 53 est le dernier. Pif Éditions, acculées financièrement, sont contraintes de mettre la clef sous la porte, au grand dam des fans qui voient leur journal favori disparaître pour la seconde fois en quinze ans.

Pour plus d'informations, je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer les excellents ouvrages Vaillant, la véritable histoire d'un journal mythique de Hervé Cultru (Vaillant Collector) et Pif, la véritable histoire de Richard Médioni (toujours chez Vaillant collector).

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